"Les chocs culturels stimulent la créativité " L.Owen-Jones
Le choc culturel reste pour bon nombre d'européens quelque chose d'abstrait . Après l'arrivée à l'aéroport de Pudong, j'ai décidé de faire comme tout les chinois de retour au pays; prendre le métro afin de rejoindre le centre ville de Shanghai, et non pas le taxi ou encore le Maglev, trésor de technologie dont la vitesse dépasse celle d'une formule 1 (et dont le prix du ticket est supérieur au smic hebdomadaire d'un paysan chinois, en passant).
Que me disaient les guides sur cette première destination ? Grosso modo, que Shanghai était une mégalopole fortement occidentalisé, en pleine explosion démographico-economico-touristique. Nombreux sont ceux qui connaissent ,en effet, le panorama offert par la baie traversant la ville, où se découpe la silhouette caractéristique de la Pearl Tower (tape sur google internaute, et tu sauras de quoi je parle).
M'étant complétement perdue avec 25 kg de bagages dans les petites ruelles populaires de Shanghai, je n'ai rien vu de tout cela. Arrivée le matin, je me suis crue en plein après midi à la seule vue du ciel, sombre et opaque. A savoir; le fameux nuage de pollution au dessus de la côte asiatique existe bel et bien.
Mais la foule de personnes qui vous observent, parfois avec méfiance, d'autre fois avec simple curiosité (je ne saurais dire quel regard je préfére); le fait que vous dépassez la majorité d'une tête (ce qui vous donne le sentiment d'être une jeune géante bien trapue); l'odeur d'essence trafiquée, de sueur, de nourriture de rues; et surtout surtout la chaleur, humide et étouffante, vous font vous terrer au fond de votre lit de dortoir avec la simple pensée "que suis-je venue faire ici ?"
Pas de photos de Shanghai, ni des petites ruelles populaires en question. Je sortais de 15 heures de vols, il faisait 35 degrés et j'étais suivie par des personnes qui n'avaient jamais vu une occidentale de leur vie, donc pardonnez.

